À la rencontre d’un membre: Sherrill Grace, MSRC

Avec des semaines de travail de 60 heures/semaine, Sherrill Grace n’a pas beaucoup de temps libre pour s’adonner à d’autres activités. Pourtant, elle estime que le bénévolat est une contribution essentielle à sa collectivité et elle consacre donc de nombreuses heures à siéger à des comités nationaux de sélection, à évaluer des manuscrits et à donner des interviews, comme celle-ci.

De plus, elle agit à titre bénévole au conseil d’administration du Vancouver Institute, siège à plusieurs comités de rédaction de revues savantes, tant au Canada qu’en Europe, et a prononcé, à l’occasion, des allocutions gratuitement à l’intention des membres du Vancouver Institute.

Que ce soit dans le cadre de son travail rémunéré ou de son travail bénévole, toutes ses activités visent le même objectif :

« Pour partager ma passion des arts, pour inspirer – ne serait-ce qu’un peu – cette passion chez autrui, et pour convaincre les autres que la littérature et les arts contribuent au monde, qu’ils ont un impact sur nos vies quotidiennes et qu’ils aident à nous façonner. Nous ignorons ces aspects de la condition humaine à nos risques et périls. »

Son dévouement et sa passion pour son travail lui ont valu un nombre impressionnant d’accolades. Récemment, elle a été nommée professeure et boursière Killam à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), où elle est professeure titulaire d’anglais. Cette désignation reconnaît des membres du corps professoral qui se sont démarqués en recherche et en enseignement. Elle a également reçu la médaille Lorne Pierce de la Société royale du Canada, le prix Killam en sciences humaines du Conseil des arts du Canada et la bourse de recherche Killam du Conseil des Arts du Canada.

Elle cultive sa passion pour les arts depuis l’enfance – grâce à ses parents qui l’amenaient régulièrement à Stratford, en Ontario, pour y voir du théâtre, et grâce à son amour de la lecture. « J’ai toujours aimé la littérature et j’ai toujours lu, dès mon plus jeune âge, explique Mme Grace. Même adolescente – j’ai dû être plutôt ennuyante – j’aimais me retirer pour lire. »

C’est à l’Université McGill qu’a débuté sa carrière, à titre de professeure adjointe d’anglais après avoir terminé sa maîtrise et son doctorat au même établissement (elle a fait ses études de premier cycle, également en anglais, à la University of Western Ontario). En 1977, elle a quitté le centre du Canada, où elle a laissé son cœur et son âme, assure-t-elle, pour s’établir sur la côte Ouest et y accepter un poste d’enseignement à la UBC. Elle a occupé pendant trois ans le poste de doyenne associée des Arts à la UBC, celui de sénatrice à la UBC pendant neuf ans, et celui de directrice du Département d’English de la UBC de 1997 à 2002.

« J’ai décidé que plutôt que de me tracer une trajectoire de carrière, je serais plus heureuse en me concentrant et en faisant chaque chose du mieux que je le pouvais, permettant ainsi au futur de surgir comme bon lui semblerait. J’ai continué de suivre ce principe et il ne m’a jamais déçue. Pour moi, l’ambition se définit comme un travail bien fait – au mieux de mes capacités – et de le terminer », a expliqué Mme Grace.

Cette approche s’est avérée être une réussite pour Mme Grace, qui a produit des centaines d’articles savants, des critiques, des monographies, ainsi que des livres et une passion soutenue pour son travail.

Au total, elle a publié 23 ouvrages, dont, récemment, On the Art of Being Canadian en 2009, Making Theatre: A Life of Sharon Pollock en 2008, et Canada and the Idea of North en 2007. Elle s’affaire actuellement à terminer un ouvrage sur les deux Grandes Guerres intitulé Landscapes of Memory et complète le travail préparatoire d’une biographie du romancier et dramaturge canadien, Timothy Findley, disparu en 2002.

« Findley a eu beaucoup à dire au sujet du XXIe siècle et nous devrions l’écouter. Espérons qu’une biographie nous aidera à entendre plus nettement ses propos. ».

Son enthousiasme pour son travail est particulièrement manifeste lorsqu’elle parle du Nord canadien.

« Un des aspects les plus importants de mes activités de recherche et d’enseignement, à titre de conférencière, de même que dans mes publications, est mon étude du Nord canadien, explique Mme Grace. Ma tâche première est de me servir de mon savoir pour aider les autres à comprendre comment le Nord est perçu, pourquoi il est important dans nos vies et ce que nous devons faire pour protéger le Nord canadien et le Nord circumpolaire dont nous faisons partie. »

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