Quoi de neuf?

28 mai 2015

Ottawa (le 28 mai 2015) – Un rapport d’un comité d’experts publié aujourd’hui par le Conseil des académies canadiennes, intitule Solutions technologiques pour réduire l’empreinte écologique de l’exploitation des sables bitumineux au Canada, examine le potentiel qu’offre la technologie pour atténuer l’empreinte sur l’environnement du développement des sables bitumineux.  S’attaquer aux répercussions environnementales des sables bitumineux est une entreprise à long terme. Les technologies déployées à court et à moyen termes peuvent réduire l’empreinte relative (par baril); cependant, aucune ne peut produire de réductions absolues. Le plus grand potentiel réside du côté des technologies émergentes qui s’inscrivent dans une perspective de recherche-développement à plus long terme.

Les sables bitumineux représentent un volet important de l’économie canadienne et sont appelés à jouer un rôle croissant dans l’approvisionnement mondial en pétrole. Leur mise en valeur s’accompagne de toute une série d’effets environnementaux sur l’air, l’eau et le sol. Le comité d’experts du CAC a examiné ces effets et établi que les plus sérieux étaient les émissions de GES et les bassins de résidus. Les émissions de GES sont l’une des principales causes du réchauffement de la planète. Comme il a été largement reconnu, sur la base des estimations de la production de 2014, les émissions de GES pourraient doubler à 156 mégatonnes d’ici 2025. En outre, le volume de résidus qui s’accumule dans des étangs continue d’augmenter. Le comité d’experts a constaté que les vastes bassins de résidus sont un problème hérité de la production passée dont la remise en état pose un véritable défi pour l’avenir.

« Il est essentiel de s’efforcer dès maintenant d’accélérer le rythme du développement technologique si nous voulons relever ce défi à long terme », a déclaré Eric Newell. « La technologie occupera une place importante dans notre cheminement futur. Ainsi, si les projets actuels de R-D à long terme s’avèrent fructueux, les technologies qui en résulteront pourraient réduire les émissions de GES par baril sous la moyenne du pétrole brut extrait aux États-Unis en 2030. » Le comité d’experts était coprésidé par Eric Newell, ancien président-directeur général de Syncrude Canada et Scott Vaughan, président et chef de la direction, Institut international du développement durable.

Autres observations décrites dans le rapport du comité d’experts

Si elles étaient largement adoptées, un certain nombre de technologies (énumérées dans le rapport) pourraient contribuer à réduire à court terme l’empreinte écologique sous toutes ses dimensions; mais en dépit de leur importance, elles demeurent insuffisantes pour produire des réductions absolues.

Il serait possible d’accélérer le rythme de développement de la technologie, ouvrant la voie à une réduction absolue à long terme de l’empreinte écologique globale de l’exploitation des sables bitumineux. Cela nécessitera un solide leadership, des investissements continus et la prise de risques par toutes les parties.

Les possibilités de réduction des émissions de GES se situent principalement du côté des opérations in situ, qui sont une importante source d’émissions, susceptible d’augmenter de 300 % d’ici 2030, selon les prévisions de production de 2014.

Aucune technologie n’offre de « solution miracle » pour réduire sensiblement le volume de résidus et en accroître la consolidation à des fins de remise en état. Toutefois, l’utilisation combinée d’une gamme de technologies pourrait fournir des possibilités de remise en état à brève échéance.

•Les obstacles à l’adoption accélérée des technologies les plus prometteuses sont liés aux ressources utilisées, aux décisions des entreprises et aux politiques gouvernementales.

Cette évaluation a été réalisée à la demande de Ressources naturelles Canada. Le rapport final soumis à l’examen des pairs fournit une base d’éléments de preuve pertinents pour les responsables des politiques et les décideurs, l’industrie, les groupes environnementaux et les autres parties prenantes. Il constituera une ressource précieuse pour guider les futures priorités de recherche, les investissements en R-D et l’élaboration de la réglementation.

Pour de plus amples renseignements ou pour télécharger un exemplaire du rapport, veuillez consulter le site Web du Conseil des académies canadiennes, à www.sciencepourlepublic.ca.

Le Conseil des académies canadiennes

Le Conseil des académies canadiennes (CAC) est un organisme indépendant à but non lucratif qui a été mis sur pied en 2005. Le CAC soutient des évaluations scientifiques indépendantes qui alimentent l’élaboration de politiques publiques au Canada. Ces évaluations sont menées par des comités pluridisciplinaires formés d’éminents experts de toutes les régions du Canada ainsi que de l’étranger, qui participent bénévolement aux travaux des comités du CAC.

Plusieurs d’entre eux sont membres des académies du CAC. Le CAC a pour mission d’être la voix de confiance en matière scientifique pour le bien public. Pour de plus amples renseignements, voir le site www.sciencepourlepublic.ca.

Pour obtenir de plus amples renseignements, prière de s’adresser à :

Samantha Rae Ayoub

Directrice des communications et des publications

Conseil des académies canadiennes

613 698-6765

samantha.rae@scienceadvice.ca

[Voir Toutes les Nouvelles]

Inscrivez-vous à notre liste d'envoi

Recevez nos avis, communiqués, publications, etc.!
Préférence English  Français
En vedette

Expert en vedette : Max Blouw

Max Blouw est l’ancien recteur et vice-chancelier de l’Université Wilfrid Laurier. Il avait auparava...
détails