Les incidences potentielles de la résistance aux antimicrobiens au Canada

Le ministre des Sciences, au nom de l’Agence de la santé publique du Canada, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et des Instituts de recherche en santé du Canada, a demandé au Conseil des académies canadiennes (CAC) d’examiner l’état actuel des connaissances relatives aux incidences socioéconomiques de la résistance aux antimicrobiens sur les Canadiens et sur leur système de soins de santé.

La question

  • Quelles sont les incidences socioéconomiques de la résistance aux antimicrobiens (RAM) sur les Canadiens et sur leur système de soins de santé?

Stade d’avancement de l’évaluation

Le conseil d'administration du CAC a approuvé l’évaluation et les recherches documentaires préliminaires ont débuté. Guidé par son comité consultatif scientifique et en consultation avec ses académies membres — la Société royale du Canada, l’Académie canadienne du génie et l’Académie canadienne des sciences de la santé — le CAC procède actuellement au choix du président ou de la présidente, ainsi que des membres du comité d’experts. La première réunion en personne du comité d’experts devrait avoir lieu au début de 2018 et le rapport final devrait être publié en 2019.

Contexte

L’utilisation des agents antimicrobiens a commencé dans les années 1920, avec la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming, qui avait prédit, même à cette époque, l’avènement inévitable de la résistance aux antimicrobiens (RAM). Comme prévu, l’efficacité des agents antimicrobiens a diminué avec le temps et la RAM est aujourd’hui en émergence. Bien que la RAM soit un processus naturel attribuable à l’aptitude innée des pathogènes à s’adapter aux antimicrobiens, elle est favorisée par d’autres facteurs, dont l’utilisation inadéquate des antimicrobiens, les mutations émergentes et la colonisation.

La RAM représente une menace croissance pour la santé mondiale. Les patients contaminés par des pathogènes résistants aux médicaments courent un risque accru de contracter des infections graves, de subir des hospitalisations prolongées et même de mourir. Avec la prévalence des organismes résistants aux antimicrobiens qui augmente constamment, ceux-ci sont en train de devenir les principaux agents d’infection humaine. Même les infections les plus courantes deviennent plus difficiles à traiter avec les médicaments actuellement disponibles. Malgré l’éclosion rapide de la RAM, peu de nouveaux agents antimicrobiens sont en cours de développement.

Comme la prévalence des organismes résistants aux antimicrobiens augmente, il est important de comprendre quelles incidences cette situation aura sur les Canadiens, particulièrement sur les populations vulnérables. À ce titre, cette évaluation examinera les incidences socioéconomiques de la RAM sur les Canadiens et sur leur système de soins de santé.

Comité d’experts

Guidé par son comité consultatif scientifique, le CAC procède actuellement à la mise sur pied d’un comité d'experts multidisciplinaire et multisectoriel. Le processus d’évaluation des comités d’experts CAC fera en sorte qu’une réponse objective, crédible et faisant autorité soit apportée à la question posée.

Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec :

Emmanuel Mongin, directeur de projet, au 613-567-5000, poste 284, ou à l’adresse emmanuel.mongin@scienceadvice.ca

Les questions des médias peuvent être transmises à :

Samantha Rae Ayoub, directrice des communications et des publications, au 613-567-5000, poste 256, ou à l’adresse samantha.rae@scienceadvice.ca