Politique scientifique : Considérations pour les gouvernements infranationaux

Au Canada, la science est autant une affaire provinciale que nationale. La science peut éclairer l’élaboration des politiques et améliorer le bien-être de la population dans divers domaines tels que la sécurité nationale, la santé, l’environnement, l’éducation et les politiques sociales. Les investissements dans la science peuvent également générer de nouvelles opportunités économiques et contribuer à accroître le savoir et le capital social de régions particulières. Afin de concrétiser ces retombées, il est toutefois nécessaire que tous les ordres de gouvernement mettent en place des politiques scientifiques efficaces.

Pour éclairer les travaux liés à l’élaboration des politiques scientifiques provinciales, le gouvernement de l’Alberta a demandé au Conseil des académies canadiennes de réunir en atelier des experts qui auraient pour mandat de relever les principaux éléments qui doivent être pris en considération par les territoires infranationaux, notamment les provinces canadiennes, lors de l’élaboration de leurs politiques scientifiques.

L’atelier, tenu les 21 et 22 novembre 2016, à Canmore, en Alberta, a permis de réunir les points de vue des universités, des instances gouvernementales, des établissements de recherche et de l’industrie. Le rapport final du comité directeur de l’atelier, Politique scientifique : Considérations pour les gouvernements infranationaux, est une étude de très grande qualité et riche d’enseignements, qui recense les principaux facteurs qui doivent être pris en considération lors de l’élaboration de toute politique scientifique et qui pourra servir de feuille de route pour encadrer les discussions et éclairer le processus décisionnel menant à la mise en place d’une politique scientifique infranationale.

La question

Quels éléments doivent être pris en considération lors de l’élaboration d’une politique scientifique infranationale? Pour répondre à cette question, le CAC s’est employé à :

  • débattre et valider les principaux objectifs de l’établissement d’une politique scientifique infranationale, en particulier sur le plan des connaissances et du capital humain et social;
  • cerner les éléments et les caractéristiques nécessaires à la réussite d’une entreprise scientifique (par exemple, le financement, la confiance, les capacités, la culture scientifique et les interconnexions et relations de soutien), particulièrement à une échelle infranationale;
  • explorer les intentions possibles d’une politique scientifique infranationale, les caractéristiques importantes d’une telle politique et le rôle qu’elle devrait avoir dans la prise des décisions d’investissement.

Principales constatations

  • Des raisons convaincantes justifient la création à l’échelle infranationale d’une politique scientifique explicite.
  • Les politiques en matière de sciences et d’innovation sont distinctes, mais inextricablement liées, et ce, pour tous les ordres de gouvernement.
  • Les gouvernements infranationaux jouent souvent les mêmes rôles que les gouvernements nationaux par rapport au soutien des sciences.
  • Un cadre exhaustif pour l’élaboration d’une politique scientifique peut s’articuler autour de cinq éléments fondamentaux : les gens, l’infrastructure, la recherche, la culture scientifique et la mobilisation des connaissances.
  • La coordination et la coopération intersectorielles et intergouvernementales sont au centre de toute politique scientifique infranationale efficace.
  • Une politique scientifique infranationale peut clarifier les priorités de recherche provinciales.
  • Il est important de s’engager à long terme sur une politique scientifique infranationale pour le maintien et le développement du système scientifique.

Rapport et documents connexes

Le comité directeur de l’atelier

Pour s’acquitter du mandat qui lui a été confié, le CAC a mis sur pied un comité directeur de cinq membres, présidé par Joy Johnson, MACSS, vice-rectrice à la recherche de l’Université Simon Fraser. Le CAC a chargé ce comité de diriger l’atelier, de réunir et évaluer la littérature pertinente et de produire un rapport. Les autres membres du comité directeur étaient : Paul Dufour, professeur auxiliaire à l’Institut de recherche sur la science, la société et la politique publique de l’Université d’Ottawa, Janet Halliwell, directrice chez JE Halliwell Associates Inc.; Kaye Husbands Fealing, directrice et professeure à la School of Public Policy du Georgia Institute of Technology; et Marc LePage, président et chef de la direction de Génome Canada.

Participants à l’atelier

L’atelier s’est tenu sur une période de deux jours en novembre 2016 et a réuni 16 experts du Canada et des États-Unis. Les participants étaient des personnes qui avaient une expertise et de l’expérience et qui avaient fait preuve de leadership dans les domaines suivants : l’administration publique et les politiques publiques, l’interface entre la science et l’innovation, l’évaluation des investissements dans la recherche scientifique et la culture scientifique. Pour une liste complète des participants à l’atelier, visitez la page Participants à l’atelier.

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Tijs Creutzberg, directeur des évaluations au 613 567-5000 poste 232 ou tijs.creutzberg@scienceadvice.ca  

Les demandes des médias peuvent être transmises à :

Samantha Rae Ayoub, directrice des communications et des publications au 613 567-5000 poste 256 ou samantha.rae@scienceadvice.ca

 

Inscrivez-vous à notre liste d'envoi

Recevez nos avis, communiqués, publications, etc.!
Préférence English  Français
Information supplémentaire