Incidences environnementales liées à l’extraction du gaz de schiste au Canada

Le paysage énergétique en Amérique du Nord connaît une profonde transformation. Les ressources pétrolières et gazières non classiques alimentent un boom qui a des répercussions économiques, environnementales et sociales marquées partout sur le continent, y compris au Canada. Au cœur de cette transformation se trouve le gaz de schiste, dont certains disent qu’il changera les règles du jeu parce qu’il est abondant, qu’il est bien souvent situé à proximité des grands marchés et qu’il est relativement peu couteux à produire. La compréhension des incidences possibles revêt une importance cruciale pour les décideurs appelés à déterminer la meilleure façon de gérer cette ressource.

Le présent rapport a été préparé à la demande d’Environnement Canada, qui a confié au Conseil des académies canadiennes (CAC) le mandat de former un comité d’experts pour évaluer l’état des connaissances concernant les incidences environnementales possibles des activités d’exploration, d’extraction et de mise en valeur du gaz de schiste au Canada. Le rapport du CAC présente un examen approfondi de la mise en valeur du gaz de schiste au Canada. Toutefois, il ne contient pas d’évaluation des aspects liés à la sécurité ou aux avantages économiques des activités de mise en valeur. Il passe en revue les utilisations des technologies classiques et nouvelles d’extraction du gaz de schiste, et il aborde plusieurs sources de préoccupation, dont les incidences possibles sur les eaux de surface et les eaux souterraines, les émissions de gaz à effet de serre, les perturbations cumulatives du territoire et la santé humaine. De plus, le rapport présente des approches pour la surveillance et la recherche, de même que des stratégies d’atténuation et de gestion.

Principales constatations
On possède une bonne compréhension des technologies et techniques utilisées pour extraire le gaz de schiste, mais on aurait besoin d’un complément d’information et de données de recherche sur les incidences environnementales que pourrait entraîner le processus. Au Canada, la mise en valeur du gaz de schiste se fait déjà en Colombie-Britannique et en Alberta, tandis qu’elle en est encore à la phase exploratoire au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. La mise en valeur a progressé plus lentement au Canada qu’aux États-Unis, ce qui offre une occasion unique au Canada de prendre le temps d’étudier et d’arrêter des pratiques de gestion adéquates de manière à assurer une mise en valeur responsable de ses ressources en gaz de schiste.

Les considérations d’ordre régional ont de l’importance au Canada. Les environnements, les écosystèmes et les caractéristiques géographiques et géologiques ne sont pas uniformes à l’échelle du pays. Par conséquent, il faudra examiner de près les différents impacts régionaux possibles au moment de déterminer si la mise en valeur du gaz de schiste est appropriée.

De manière générale, le comité d’experts a déterminé qu’on aura besoin de données scientifiques bien ciblées pour mieux comprendre les incidences environnementales de la mise en valeur du gaz de schiste. Actuellement, les données sur ces incidences ne sont ni suffisantes, ni concluantes.

Dans son évaluation, le comité d’experts a mis l’accent sur un certain nombre d’incidences environnementales, dont les suivantes :

- Intégrité des puits
- Eaux souterraines et eaux de surface
- Émissions de gaz à effet de serre
- Incidences sur le territoire et activité sismique

- Santé humaine

- Surveillance et recherche

Question

Quel est l’état des connaissances entourant, d’une part, les incidences environnementales potentielles liées à l’exploration et l’extraction du gaz de schiste du Canada et au développement de cette ressource, et d’autre part, les mesures d’atténuation qui y sont associées?

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Comité d’experts

Le comité d’experts chargé de l’évaluation Harnacher la science et la technologie pour comprendre les incidences environnementales liées à l’extraction du gaz de schiste est présidé par John A. Cherry, MSRC, directeur du groupe universitaire pour la recherche sur la contamination de l’eau souterraine sur le terrain (University Consortium for Field-Focused Groundwater Contamination Research) et codirecteur du G360 - Centre pour la recherche appliquée sur l’eau souterraine (Centre for Applied Groundwater Research) et professeur associé de l’École d’ingénierie à l’Université de Guelph (Guelph, Ont.). Pour consulter la liste complète des membres du comité, visitez la page Comité d’experts chargé de l’évaluation Harnacher la science et la technologie pour comprendre les incidences environnementales liées à l’extraction du gaz de schiste.

Les membres du comité d’experts chargé de l’évaluation Harnacher la science et la technologie pour comprendre les incidences environnementales liées à l’extraction du gaz de schiste visitant un site près de Calgary, en Alb., dans le cadre de leur seconde rencontre, en août 2012.

Pour plus de renseignements, ou pour les médias sociaux, veuillez communiquer avec :

Samantha Rae Ayoub, directrice des communications et des publications, au 613 567-5000 poste 256 ou samantha.rae@scienceadvice.ca